Aurélie GENOLHER, maire de Massillargues-Atuech, écrit au Président pour soutenir la délégation

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée 55,
rue du Faubourg St Honoré
75008 PARIS

Massillargues-Atuech, le 14 février 2014

Monsieur le Président de la République,

Depuis maintenant de nombreuses années, des élus de toutes sensibilités politiques ont manifesté leurs craintes quant aux regroupements forcés d’intercommunalités ou de rattachement autoritaire de communes à une intercommunalité.

Tel est le cas de ma commune, Massillargues-Atuech dans le Gard, rattachée contre son gré à la Communauté d’Agglomération Alès Agglomération, commune de 700 habitants se trouvant noyée dans un EPCI de plus de 100 000 habitants et de 50 communes alors qu’avant la réforme territoriale elle était dans un EPCI à taille humaine, aux finances plus que saines et ayant construit avec les citoyens et les acteurs économiques un projet de territoire d’avenir.

Le cas de cette intercommunalité, la Communauté de Communes Autour d’Anduze avait défrayé la chronique avec une vidéo amateur [le lien est du Webmaster] ayant circulé de toutes parts où l’on voyait des manifestants pacifiques, familles et personnes âgées, se faire gazer par un Commandant de Gendarmerie. Ceci se passait avant votre élection de 2012 dans laquelle la population de cet EPCI, là aussi de sensibilité politique diverse, majoritairement contre cette intercommunalité forcée attendait beaucoup et en particulier une remise en cause de certaines manœuvres départementales très éloignées de l’intérêt des territoires et de l’intérêt général. Il n’en fut rien…

Aujourd’hui, plus d’un an après ce rattachement de force avec Alès Agglomération, je ne vois pas les avancées que celui ci a apporté à ma commune. J’en vois surtout le travail supplémentaire des agents administratifs municipaux, le ralenti dans certains projets et l’absence de subventions à ma commune rurale car elle se retrouve dans un EPCI urbain !!!

Vous comprendrez donc que je milite avec mes collègues élus pour le libre choix de s’associer ou de se dissocier librement. Ne pouvant être présente ce vendredi 14 février, je vous saurai gré de bien vouloir recevoir la délégation qui se présentera ce jour-là à l’Elysée et j’exprime mon soutien le plus total et le plus libre à cette délégation.

Soyez assuré, Monsieur le Président de la République, de ma haute considération.

Aurélie GENOLHER, Maire

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